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Certains dépensent une fortune pour acquérir des oeuvres d’artistes. Joël Fourrier et Patrick Jehanne préfèrent se contentent de voir l’art dans les merveilles que nous offre la nature.
Depuis un an, les deux copains, se passionnent pour le polypore. Ce champignon à pore, plus connu sous le nom de « langue de boeuf » vit en console sur les arbres, le plus souvent vers le pied. « Les polypores parasitent les arbres en infiltrant leur mycélium dans les blessures du tronc, expliquent les deux compères qui se sont largement documentés sur la question. Ensuite c’est l’écoulement de la sève de l’arbre qui forme le champignon ».
Les polypores qui font mourir les arbres ne sont à première vue pas très attrayants (bruns, non comestibles pour la plupart). Pourtant, Joël et Patrick ont appris à les regarder : « Ce qui est extraordinaire, c’est la diversité de leurs formes, il n’y en a pas un pareil ». Alors, ils les observent av ec leur imagination comme on attribue des formes aux nuages quand on est enfant : « Regarde, celui-là ressemble à un joug de boeuf et celui-là à un coquillage », commentent-ils en admirant avec fierté les pièces de leur collection qu’ils ont soigneusement préparées pour les conserver. « Les polypores sont coriaces, nous sommes obligés de les découper sur l’arbre avec un ciseau à bois. Ils sont alors un peu mous et gluants, nous les laissons donc sécher puis nous les vernissons ».
Leur âme d’artiste les pousse même à en monter certains sur support pour les mettre en valeur, voire les transformer en lampe. Leur pièce fétiche de la collection reste cependant le polypore qui ressemble incroyablement à une tête de bovin et qui trône sous le préau de Joël : « Celui-là, je l’ai trouvé dans un pré de la Sencie » confie l’heureux propriétaire. Les deux passionnés n’ont pas du tout l’intention de commercialiser leurs trouvail les : « C’est une collection. Cependant, si un jour on nous sollicite pour les exposer, ce sera avec plaisir ».
Le conseil municipal a voté l’exonération de la taxe sur le foncier non bâti des terrains agricoles exploités selon le mode de production biologique. Le but est de promouvoir les pratiquesécologiques. Actuellement, seule une exploitation agricole dongeoise est concernée par cette mesure.
Samedi 3 octobre, 10 h à 12 h, place de la Mairie. La ville de Donges s’est associée, par délibération de son conseil municipal, à la consultation nationale sur la privatisation de la Poste. Elle invite l’ensemble de la population à venir voter pour se prononcer sur le projet de changement de statut de la Poste.